Hissons
les voiles du nautisme Marocain !
Larguez les amarres !
Tous les signes sont là !
Au delà de son énorme potentiel
nautique, et de son histoire maritime, le littoral
marocain est en train de connaître une réelle
vague de développement.
Le Plan Azur est en train de doter nos cotes Atlantiques
et méditerranéennes de stations
balnéaires, de ports et surtout d’une
nouvelle image ; Agadir, Rabat, Saida en sont
les preuves réelles et praticables. Bientôt
El Jedida, Casablanca, Port lixus…et bien
d’autres.
Les acteurs du nautisme, étrangers soient-ils,
ou marocains, sont de plus en plus nombreux à
ouvrir boutique dans les principales villes portuaires
; constructeurs de bateaux, de yachts, revendeurs
de matériel, d’embarcations, magasins
de surfs…et j’en passe.
Même les médias sont à bord
; Nautica, l’émission nautique de
2M, Amouage Mag, le premier magasine de la glisse
au Maroc, Vue sur Mer, le premier magasine dédié
à la mer au Maroc…autant de supports
qui mettent en avant le potentiel nautique marocain
et ses sports.
Mais alors me diriez vous
: puisque l’on sent souffler une brise dans
les voiles du nautisme marocain, pourquoi le bateau
n’avance-t-il toujours pas !?
Encore quatre principales
manœuvres identifiés :
Le discours de sa Majesté aux assises du
sport a été on ne peut plus clair
: démocratisons la pratique du sport et
rajeunissons les instances dirigeantes. La plupart
des sports sont encore considérés
comme des sports d’élite, et nos
dirigeants sportifs ont du mal à quitter
leurs trônes. Le nautisme, sous toutes ses
formes, doit faire partie du quotidien des marocains,
dont les deux tiers habitent à moins de
50 kilomètres des cotes. Il doit profiter
aux nombreux jeunes peu importe leur niveau social.
Notre littoral est reconnu aujourd’hui par
tous, comme une richesse collective, un patrimoine
commun vital et fragile, qui manque d’un
cadre réglementaire clair, protecteur et
en phase avec les réalités actuelles
du pays. Le littoral marocain subit actuellement
une pression urbaine considérable, aggravée
par un système juridique inefficace et
inadapté à ses spécificités.
Il est donc urgent de doter nos cotes de règles
de navigation, de sécurité et de
protection de l’environnement.
Malgré l’important potentiel d’emplois
liés à la mer, les professionnels
du nautisme s’accordent tous sur le cruel
manque de ressources formées et sensibles
aux besoins du secteur. En effet, le Maroc ne
dispose que de très peu de centres de formations
aux métiers de la mer ; éléments
fondateurs d’une industrie nautique viable
et source de croissance.
Enfin, une implication des entreprises privées
pourrait beaucoup apporter au secteur, notamment
en termes de communication. Le nautisme évoque
beaucoup de valeurs et d’images qui peuvent
donner autant de sens aux stratégies de
communication des entreprises. Communiquer via
et autour du nautisme permettrait non seulement
aux entreprises d’augmenter leur capital
« sympathie » mais aussi aux associations,
fédérations, clubs et coureurs de
bénéficier d’une manne financière
non négligeable. Ces derniers pourraient
ainsi se doter de nouveaux supports, renouveler
leur flotte ou acquérir du matériel
de compétition…
William Arthur Ward disait « Le pessimiste
se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il
va changer, le réaliste ajuste ses voiles
», soyons réalistes et optimistes
à la fois ; hissons les voiles du nautisme
Marocain !
18/03/2009 –
Mehdi ROUIZEM - Maroc Nautisme